Choisir ou pas ?

Hand choosing a hanging key amongst other ones.
Choisir ou pas ?

Dans notre société occidentale, il fut une époque pas si lointaine, où les désirs personnels n’avaient pas leur place. Les choix de vie étaient dictés par le niveau social, l’ordre de naissance, le sexe, le lieu de vie, la famille et bien souvent par le patriarche qui dirigeait et imposait ses règles. Pour faire simple, les priorités étaient à la survie, au maintien du rang social ou de l’entreprise familiale. Chacun avait sa place déterminée quasiment dès sa naissance.
Pour le psychiatre et psychanalyste Serge Hefez : « La grande nouveauté de notre temps c’est qu’au lieu d’hériter de notre identité, nous nous retrouvons sommés de la choisir. Ce choix est constant, intense et douloureux. ».
Nous sommes en permanence amenés à faire des choix qu’ils soient anodins ou primordiaux. Cela va du choix pot de yaourt dans la profusion du rayon laitage, au choix de notre métier, de notre conjoint, si on se marie ou pas, si on fait des enfants ou pas (là il va falloir leur choisir un prénom, choix difficile et lourd de sens !!), nos choix d’éducation, etc…
Il arrive que parfois sans explication rationnelle, le choix devienne impossible. Il génère une énorme angoisse et nous nous retrouvons dans l’incapacité de prendre une décision même anodine. Comme si nous étions noyés sous la profusion de possibilités et que notre liberté de choisir au final nous paralysait. Nous nous retrouvons dans un état de questionnement sans fin où la réponse est constamment remise en question. Bref, on a l’impression que le fait de choisir entre un carpaccio en entrée ou une tarte aux pommes en dessert est une décision vitale et que notre décision aura des impacts dignes d’Armageddon ! Impossible donc de se décider !
C’est la peur du regret qui paralyse tout. Et si je me trompais, que je ne faisais pas le bon choix ? Et si le bleu était mieux que le vert ? Que le poulet était meilleur que le poisson et que je passais à côté de ça ? Et si, et si ….
Ce questionnement ininterrompu empêche le moindre pas en avant et nous enferme dans un piétinement épuisant mentalement. D’autant que notre entourage ne comprend pas toujours cet état de blocage, la société nous demandant d’avancer en permanence.
Avant d’essayer de faire un choix, la seule bonne question n’est-elle pas : Qui je suis et qu’est-ce que je veux ?
Il faut se reconnecter avec ses racines profondes, ses fondations, se réaligner avec qui nous sommes intérieurement pour éviter de se laisser emporter par le tourbillon des sollicitations de notre société.
Pour moi, un choix n’est jamais mauvais au moment où il est fait. Ensuite la vie fait que la direction prise à un moment a besoin d’être corrigée ou adaptée, de nouveaux choix seront à prendre. Il n’y a aucun regret à avoir, juste des enseignements à trouver dans chaque décision que nous prenons et qui se révèlent positives ou négatives dans le temps.

« Choisir de ne pas choisir, c’est encore faire un choix » disait Jean-Paul Sartre.

Que pensez-vous de cette citation ? Etes-vous régulièrement dans cette position du choix impossible à faire ? Dites-moi ce que vous pensez de cet article. Si vous l’avez aimé dites-le en le partageant et en cliquant sur j’aime !

Crédit photo : © Stocksnapper – Fotolia

Une réflexion au sujet de « Choisir ou pas ? »

  1. « Choisir c’est renoncer »
    Choisir est une notion plutôt positive car on a le sentiment d’agir…Renoncer l’est également car de mon opinion cette frustration fait grandir si ce sentiment est accepté…
    Très bon article de vitamorphose qui permet de se poser un instant et d’y reflechir..merci !

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